entreprise
La fabrication

Les grains de café sont les graines d’une plante sempervirente de la famille des rubiacées, genre Coffea.

Le genre Coffea comprend environ quatre-vingt espèces mais les plus importantes, du point de vue commercial, sont le Coffea Arabica, dit Arabica, et le Coffea canephora, dit robusta.
La plante, qui grandit spontanément, est un petit arbre pouvant atteindre 8 à 9 mètres de hauteur; habituellement, dans les cultures, il est taillé de sorte qu’il ne dépasse pas 2 à 3 mètres.

L’ensemencement s’effectue avec des grains sélectionnés qui sont placés dans des semis spéciaux, préparés avec du terreau de bois dans un endroit ombragé, où le sol doit rester frais et être sarclé. Au bout de 6 à 7 mois, quand les jeunes plants ont atteint environ 15 cm de hauteur, ils sont délicatement déracinés et repiqués dans la pépinière où ils sont maintenus à l’ombre et fréquemment arrosés et où le sol est régulièrement désherbé.
Si elles ne sont pas destinées à des plantations ombragées, les nouveaux plants sont graduellement exposés au soleil direct. Au bout de 2 à 3 ans, ils sont transplantés dans les plantations proprement dites, dont le sol a été préalablement labouré et sarclé. En général, la culture s’effectue à raison de 1000 plantes par hectare. Les racines sont pivotantes, peu profondes dans la variété robusta et profondes dans la variété Arabica.
Les feuilles sont opposées avec un pétiole court, le limbe est lancéolé avec la pointe acuminée et les bords légèrement ondulés, très semblables à celles du laurier. Les fleurs sont blanches, naissent en grappe axillaire et dégagent un parfum intense semblable à celui du jasmin. Les fleurs, dans la variété arabica, ont cinq pétales et sont à même de s’autopolliniser; dans la variété robusta, elles en ont 6 et requièrent l’aide des insectes pour la pollinisation.
Le fruit, communément appelé cerise du café, est une drupe de forme ovoïdale qui, au bout de 6 à 7 mois, passe du vert au rouge en mûrissant. Il est constitué d’une couche extérieure (épicarpe) qui recouvre la pulpe (mésocarpe) composée en grande partie de substances sucrées. La pulpe dissimule deux noyaux (plus rarement trois) de forme plate - convexe dont les faces plates, traversées par un sillon longitudinal caractéristique sont disposées parallèlement face à face. Chaque noyau renferme une graine, entourée d’un tégument très fin, appelé « pellicule argentée », et, à l'extérieur, de la « parche », une pellicule de couleur jaune doré.
Le grain de la variété arabica, de couleur verte ou vert-bleu, a une forme ovale, alors que celui de la variété robusta, de couleur jaune ou jaune-marron, est plus rond. Par rapport à l'arabica, le robusta tolère des températures plus élevées et des pluies plus abondantes et est plus résistant aux maladies.
 
La récolte peut être effectuée manuellement en détachant les fruits un à un, un procédé long et délicat, ou bien mécaniquement à l’aide de vibreurs. Le traitement des grains de café commence dès la fin de la récolte des cerises afin d’éviter que la pulpe ne fermente et n’altère le produit.
Il existe deux méthodes pour l’extraction des grains de café :

Méthode sèche
Ce procédé, adopté dès l’Antiquité par les Arabes, consiste à laisser sécher les cerises au soleil pendant une vingtaine de jours (2 ou 3 dans des séchoirs spéciaux) jusqu'à ce que le péricarpe et le mésocarpe se dessèchent; les baies passent alors dans des décortiqueuses qui permettent de dégager les grains.Le café obtenu par la « méthode sèche » est appelé « café nature ».
 
Méthode humide
Cette méthode, mise au point par les Hollandais en 1740, est préférable car elle est plus rapide et garantit un meilleur rendement. Les fruits sont lavés et dépulpés au moyen de machines spéciales puis mis à fermenter dans l’eau pendant environ 36 heures. Les grains de café sont ensuite abondamment lavés à l’eau puis séchés au soleil avant de passer dans les décortiqueuses qui, en éliminant la parche, transforment le « café parche » en « café vert ». Le café obtenu par voie humide est appelé « café lavé ».
En général, la plupart des café robustas sont « nature » alors que les arabicas sont « lavés », à l’exception du il café brésilien qui est encore traité par voie sèche.
C’est alors que commencent les opérations de conditionnement, qui comprennent principalement le séchage, le polissage et le calibrage au moyen de cribles de différents diamètres afin de débarrasser le café des autres impuretés éventuelles et de le trier en grains de même grosseur.
À présent, le café est prêt à être embarqué à destination des ports du monde entier.
 
Le cycle de production
Tous les procédés de production sont gérés par un système informatisé qui garantit un contrôle constant de la qualité et permet d’entreprendre, à tout moment, les interventions nécessaires afin d’adapter la production et le conditionnement aux standards de qualité élevés adoptés.
Par ailleurs, les systèmes informatisés de production, de conditionnement, de stockage, de vente et de comptabilité sont intégrés afin de garantir le suivi et la traçabilité immédiate de chaque produit, grâce à une méthode interne de codage et d’étiquetage au moyen de codes alphanumériques et du système Ean Code.
Ce dispositif est testé tous les trimestres afin d’en vérifier la fiabilité et la gestion correcte.
La livraison du café vert à notre établissement s’effectue presque quotidiennement : les cafés de différentes origines sont ainsi prélevés, dans les magasins centraux des expéditionnaires, dans les quantités nécessaires à la réalisation des programmes de production.
Le café vert, généralement livré à l’entreprise dans de grands sacs de 600 ou 1 000 kg, est envoyé, dès son arrivée, dans une zone affectée à l’ensilage, à proximité de la tour des silos du café vert, où les sacs contenant les cafés de différentes origines sont vidés.
Le café vert, après être passé dans les nettoyeurs, les cribles et le déferriseur (équipements indispensables pour éliminer les éventuelles impuretés), est directement placé dans des silos spéciaux d’où il sera ensuite prélevé dans les quantités nécessaires, selon les différentes origines, pour préparer le mélange à torréfier.
La phase de torréfaction du café vert, réalisée au moyen de torréfacteurs dans lesquels le café est soumis à une température de 210/220 °C, dure de 14 à 16 min. Ce procédé est basé sur des courbes constantes de torréfaction spécialement conçues pour chaque mélange et contrôlées au moyen d’une méthode informatisée sophistiquée. Cellini a choisi d’utiliser le procédé traditionnel de torréfaction lente, idéal pour obtenir des mélanges espressos de grande qualité et développer toutes les propriétés organoleptiques du produit.
 
La torréfaction comprend plusieurs phases :
50 °C             début des modifications du tissu interne du grain
60/70 °C         début de l’évaporation
150/180 °C      début de la phase de « light roast » (torréfaction légère)
210/220 °C      degré optimal de torréfaction
 
Une torréfaction plus claire a tendance à réduire l’excès d’amertume du café et, éventuellement, à en développer l’acidité et la douceur; avec un mélange plus foncé, les saveurs que l’on retrouve dans la tasse tendent à se niveler.
D’ailleurs, lors de l’analyse visuelle des différents mélanges présents sur le marché, il faut se défier des mélanges à la couleur trop foncée car cela indique que le producteur a, de toute évidence, privilégié l’aplanissement des défauts plutôt que le nivellement des qualités (sans doute quasiment inexistantes).
                                                  
Après la torréfaction, chaque mélange de café est distribué dans les différents silos; ensuite, après une période de repos préétablie (phase de dégazage/stabilisation) le produit destiné à être conditionné en grains est envoyé, le plus vite possible, à la zone de conditionnement tandis que le produit destiné à être moulu est acheminé vers les groupes de mouture.
 
Il est important de rappeler que, durant la phase de torréfaction, les substances qui composent le café subissent des transformations chimiques, telles que le changement de couleur lié à la caramélisation des sucres, à la carbonisation de la cellulose et à la formation de composés volatiles, auxquelles le café torréfié doit son arôme particulier.
Durant la cuisson, la perte totale de poids du café, due à l’élimination de l’eau contenue dans le café vert, peut osciller entre 15/16 % et 20/21 %, selon le degré de torréfaction. En revanche, le volume des grains torréfiés peut augmenter (jusqu'à 50 %) par rapport au café vert, ce qui signifie une diminution considérable du poids spécifique.
Le café torréfié, au goût amer caractéristique, est plus soluble dans l’eau: il devient ainsi plus friable, plus facile à réduire à poudre et donc plus adapté à l’infusion.
 
Tout de suite après la torréfaction, le degré de couleur du mélange est contrôlé au moyen d’un instrument de laboratoire spécial. Cette information, qui garantit des standards de qualité optimums, est attentivement comparée aux paramètres établis par le laboratoire « qualité ». S’il est conforme aux spécifications prescrites, le mélange passe aux phases de fabrication suivantes.
Après le refroidissement, le mélange torréfié, est aussitôt soumis à une phase de nettoyage qui permet d’éliminer les éventuels corps étrangers. Ainsi, les grains torréfiés, grâce à leur poids spécifique différent, sont aspirés et envoyés dans les silos de repos tandis que les éventuels corps étrangers tombent dans des tiroirs de récupération. Le mélange torréfié est prélevé dans les silos de repos et envoyé au conditionnement.
Le produit destiné à être conditionné en grains passe de nouveau par les tables densimétriques et les cribles avant l’emballage.
Le café qui doit être conditionné moulu est envoyé aux groupes de mouture. Cette phase, très délicate, est constamment contrôlée au moyen de deux instruments de laboratoire. Le standard de granulométrie préétablie est vérifié en continu grâce à un instrument avec laser puis c’est la volumétrie du produit moulu qui est contrôlé. Ces opérations s’effectuent en temps réel, en même temps simultanément que la phase active de mouture. Ce procédé est le seul qui permette de garantir une mouture homogène, constante et parfaitement conforme aux standards déclarés.
Le mélange moulu est ensuite stocké dans des silos de repos spéciaux pour une période de stabilisation qui dure de 18 à 24 h. Cette période de dégazage/stabilisation est indispensable pour pouvoir passer à la phase de conditionnement et limiter au maximum le pourcentage de paquets « dégonflés ».
 
Le café torréfié en grains et le café moulu en boîte sont conditionnés sous atmosphère modifiée avec des machines automatiques conçues pour garantir une durée maximale en termes de conservation, d’arôme et de qualité du produit ; par ailleurs, une « valve fraîcheur » unidirectionnelle est appliquée sur tous les paquets de café en grains.
 
Le produit fini est palettisé dans des cartons ou emballé sous film thermorétractable. Il est ensuite filmé par une banderoleuse robotisée qui envoie automatiquement les palettes de produit fini au magasin automatique de stockage.
L’organisation du magasin respecte scrupuleusement la méthodologie PEPS (premier entré, premier sorti). C’est ainsi que sont garanties les rotations correctes des produits finis.
La distribution dans les différents canaux de vente est assurée à la fois par notre réseau commercial direct et par diverses entreprises de transport italiennes et internationales de premier plan.

 

 

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